{"id":51,"date":"2017-10-31T10:00:42","date_gmt":"2017-10-31T09:00:42","guid":{"rendered":"http:\/\/opcg.fr\/?p=51"},"modified":"2018-06-15T10:45:16","modified_gmt":"2018-06-15T08:45:16","slug":"savoir-faire-une-valeur-reelle-de-lentreprise","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/opcg.fr\/index.php\/2017\/10\/31\/savoir-faire-une-valeur-reelle-de-lentreprise\/","title":{"rendered":"Savoir-faire : une valeur r\u00e9elle de l\u2019entreprise ?"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; admin_label=\u00a0\u00bbsection\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.47&Prime;][et_pb_row admin_label=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.47&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb _i=\u00a0\u00bb0&Prime; _address=\u00a0\u00bb0.0&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbText\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.76&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb _i=\u00a0\u00bb0&Prime; _address=\u00a0\u00bb0.0.0.0&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h4><strong><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-123\" src=\"http:\/\/opcg.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/engrenage-opcg.jpg\" alt=\"\" width=\"289\" height=\"305\" srcset=\"http:\/\/opcg.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/engrenage-opcg.jpg 289w, http:\/\/opcg.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/engrenage-opcg-284x300.jpg 284w\" sizes=\"(max-width: 289px) 100vw, 289px\" \/><\/strong><\/h4>\n<h4>On parle de savoir-faire dans les m\u00e9tiers manuels o\u00f9 chacun s\u2019accorde sur un tour de main. On le retrouve en entreprise dans les technologies et les processus. Pourtant m\u00e9connu, voir ni\u00e9 par les organisations, l\u2019article en pr\u00e9sente les origines et les liens avec l\u2019intelligence \u00e9conomique et propose une nouvelle approche bas\u00e9e sur la cr\u00e9ation d\u2019actif immat\u00e9riel.<\/h4>\n<p>Nous sommes pass\u00e9s insensiblement de l\u2019\u00e9conomie industrielle \u00e0 l\u2019\u00e9conomie post-industrielle puis \u00e0 l\u2019\u00e9conomie du savoir. Le tertiaire repr\u00e9sente aujourd\u2019hui 2\/3 du PNB, l\u2019emploi industriel 50 % du chiffre de l\u2019ann\u00e9e 1980. M\u00eame les industries deviennent tertiaires depuis qu\u2019une majorit\u00e9 de personnes occupent des postes fonctionnels.<\/p>\n<p>Pour Alain Fustec, l\u2019entreprise doit prendre en compte 5 \u00e9volutions :<\/p>\n<p>\u2022 Le monde se r\u00e9tr\u00e9cit. Notre plan\u00e8te est devenue un village o\u00f9 un yaourt, via ses composants, parcourt des milliers de km avant d\u2019arriver dans les rayons du supermarch\u00e9.<br \/>\n\u2022 Le monde s\u2019acc\u00e9l\u00e8re. Il s\u2019agit d\u2019innover le plus vite possible mais aussi d\u2019adopter les innovations des autres.<br \/>\n\u2022 Le monde est complexe et compliqu\u00e9. Complexe dans la mesure o\u00f9 il n\u2019est pas possible de mod\u00e9liser, par exemple, la circulation sur le p\u00e9riph\u00e9rique en raison des nombreuses interactions entre les v\u00e9hicules et compliqu\u00e9 par les nombreux niveaux logiques entre les syst\u00e8mes informatiques.<br \/>\n\u2022 Le d\u00e9veloppement de la connaissance est la cons\u00e9quence et la cause du d\u00e9veloppement de la complexit\u00e9, ce qui se traduit par une production scientifique qui double tous les 10 ans.<br \/>\n\u2022 Ce qui fait la valeur d\u2019un objet n\u2019est plus la mati\u00e8re premi\u00e8re mais la quantit\u00e9 de savoir incorpor\u00e9e. Prenons l\u2019exemple du sable : avec du sable et peu de connaissance, on fabrique un rev\u00eatement de peu de valeur ; avec du sable et un peu de savoir, on obtient du verre ; avec du sable et beaucoup de connaissances, on produit des micro-processeurs de grande valeur.<\/p>\n<h4>Saisir la connaissance<\/h4>\n<p>La connaissance, cette ressource intangible, n\u2019appara\u00eet presque jamais explicitement dans l\u2019organisation ni, par cons\u00e9quent, dans les m\u00e9triques comptables et les tableaux de bord<br \/>\ndes d\u00e9cideurs. Pour l\u2019organisation, seul existe ce qui est observable et mesurable alors que la connaissance, aujourd\u2019hui, n\u2019est pas mesurable.<br \/>\nDans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9es, il est souvent convenu que les organisations n\u2019utilisent que 20 % du potentiel de leurs collaborateurs.<\/p>\n<p>L\u2019explication se trouve dans l\u2019analyse scientifique du travail. Comme les organisations consid\u00e8rent l\u2019humain comme une variable<br \/>\nd\u2019ajustement, un \u00e9lectricien peut \u00eatre remplac\u00e9 par un autre \u00e9lectricien, un lamineur par un autre lamineur. La question de la connaissance d\u00e9tenue par l\u2019un ou par l\u2019autre ne se pose donc pas.<\/p>\n<p>\u00c0 ce constat, s\u2019ajoutent 3 difficult\u00e9s :<\/p>\n<p>\u2022 les personnes occupant le m\u00eame poste de travail ne partagent pas spontan\u00e9ment sur leur m\u00e9tier, chacun pensant que l\u2019autre en<br \/>\nsait autant et craignant que l\u2019on puisse douter de son niveau de comp\u00e9tences. Les seules occasions d\u2019\u00e9changes concernent les r\u00e9solutions de probl\u00e8mes. Dans les faits, des p\u00e9pites sont souvent m\u00e9connues. L\u2019organisation ignorant la connaissance n\u00e9cessaire risque de mettre sous stress le rempla\u00e7ant et, finalement, de ne pas satisfaire le client, sans compter les co\u00fbts cach\u00e9s occasionn\u00e9s par les r\u00e9gulations n\u00e9cessaires au comblement des \u00e9carts. Si la formation au poste existe, elle<br \/>\nne contribue qu\u2019\u00e0 10 % de l\u2019acquisition des savoirs et savoir-faire ;<\/p>\n<p>\u2022 seuls 20 % des savoirs et savoir-faire n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019atteinte des r\u00e9sultats se trouvent dans l\u2019entreprise, soit ceux restant dans<br \/>\nl\u2019organisation, une fois les personnes parties ;<\/p>\n<p>\u2022 le propre de toute personne est d\u2019int\u00e9grer le savoir sans s\u2019en rendre compte, ce qui se traduit par un manque de confiance en soi ; chacun pense ne pas savoir grand-chose et, en outre, ignore les savoirs et savoir-faire lui permettant de r\u00e9ussir. En fait, la personne est inconsciemment incomp\u00e9tente ; elle ne sait plus qu\u2019elle \u00ab sait \u00bb. La meilleure fa\u00e7on de lui permettre de se r\u00e9approprier son savoir r\u00e9side dans la qualit\u00e9 des questions qui lui seront pos\u00e9es. Chacun s\u2019accorde, en effet, sur le fait que 80 % des savoirs et savoir-faire sont tacites et implicites.<\/p>\n<h4>Savoir-faire et intelligence \u00e9conomique<\/h4>\n<p>L\u2019intelligence \u00e9conomique est ax\u00e9e sur le volet d\u00e9fensif de la protection des savoirs. Pour ceci, on dispose de brevets, de licences, de clauses de non concurrence dans les contrats de travail, etc., un dispositif qui n\u2019emp\u00eache pourtant pas les fuites d\u2019informations.<\/p>\n<p>Sur le volet offensif, qui permet d\u2019accro\u00eetre la valeur de l\u2019entreprise par la cr\u00e9ation d\u2019actif immat\u00e9riel, il s\u2019agit de capitaliser en amont le savoir et le savoir-faire.<\/p>\n<p>Les avantages sont nombreux :<\/p>\n<p>\u2022 l\u2019entreprise retrouve le pouvoir \u00e9conomique en d\u00e9tenant les savoirs et savoir-faire n\u00e9cessaires \u00e0 la satisfaction de ses clients ;<br \/>\n\u2022 les salari\u00e9s se sentent reconnus ; ils re\u00e7oivent et transmettent leurs savoirs entre pairs ;<br \/>\n\u2022 la direction g\u00e8re les connaissances, favorise l\u2019\u00e9mergence des savoir-faire au lieu de g\u00e9rer les activit\u00e9s. Le risque qu\u2019une personne parte avec le savoir n\u2019est plus critique car celui-ci est d\u00e9tenu par la collectivit\u00e9 ;<br \/>\n\u2022 l\u2019innovation est soutenue par les singularit\u00e9s identifi\u00e9es, v\u00e9ritables p\u00e9pites, gr\u00e2ce au partage de connaissances et \u00e0 la confrontation des points de vue ;<br \/>\n\u2022 les expertises sont mieux identifi\u00e9es ;<br \/>\n\u2022 les savoirs, savoir-faire critiques sont mieux identifi\u00e9s et trait\u00e9s ;<br \/>\n\u2022 l\u2019entreprise accro\u00eet ainsi son Goodwill pour la meilleure satisfaction de l\u2019actionnaire.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; admin_label=\u00a0\u00bbsection\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.47&Prime;][et_pb_row admin_label=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.47&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb _i=\u00a0\u00bb0&Prime; _address=\u00a0\u00bb0.0&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbText\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.76&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb _i=\u00a0\u00bb0&Prime; _address=\u00a0\u00bb0.0.0.0&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb] On parle de savoir-faire dans les m\u00e9tiers manuels o\u00f9 chacun s\u2019accorde sur un tour de main. 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